A nouveau sur son blog

Il y a vraiment des retours vers les blogs que l’on fait à contrecoeur. Je sais de quoi il retourne d’expérience personnelle.

Christian Mistral annonce la reprise du blogging aujourd’hui. De retour sur son blog, de retour dans ma blogroll. Triste qu’il soit forcé, content qu’il soit de retour. Sentiments contradictoires. Mais je ne suis pas à ça près…

anonymat eponyme

La discussion sur l’identité (secrète) des bloggers est relancée; cette fois trois de mes bloggers préférés en parlent, un ami et deux copains du Net. C’est la réaction de Philographe au sujet de l’intervention de Christian chez Anne Archet qui me fait sortir de mon trou pour ramener ma fraise.

J’ai des idées bien arrêtées au sujet de l’anonymat sur Internet. Parfois il peut servir de bouclier contre la masse et je peux comprendre que AA ne donne pas son nom de famille sur son blog, ou son numéro de téléphone. Elle attirerait comme de mouches des nuisibles qu’elle s’offre le luxe de pouvoir ignorer sur son e-mail et les commentaires de ses blogs. Ca c’est le niveau 1. Mais je ne pense pas que ce soit là le problème que Christian évoque.

Je connais plein de crypto-bloggers, et ça va de ceux dont vous ne trouverez pas l’URL sur Google, à ceux qui postent sous pseudo pour protéger la vie sociale de leur famille, plutôt que la leur. Quand je dis que je les connais je parle de leur vrais noms, leurs adresses e-mail personnelles, leurs numéro de téléphone, pour certaines leurs préférences en lingerie fine et parfums, pour certains leur boissons de prédilection et les restaus où ils aiment traîner. Nous sommes devenus des copains, des amis, et la confiance règne, même si les débuts ont pu sembler empreints de paranoïa.

Je connais aussi des bloggers qui donnent leur état civil et leur numéro de portable sur le Net, qui se font autant de pub que possible, mais qui ne montrer qu’une facette artificielle; complètement différents in-RL, source d’étonnement quand on apprend à les connaître de près. Là aussi, la transition entre la personne publique à celle privée ne sa fait qu’après que la confiance est établie.

Je fais peut-être partie de cette dernière catégorie. J’ai posté le masque pour signifier ça (si vous n’aviez pas compris, bande de non fins). D’ailleurs la première photo de moi que j’ai posté sur le Net, quelques jours après l’ouverture du premier blog public, était une parodie de l’envie de se planquer: la mosaïque censée protéger l’anonymat était placée sur mes lunettes de soleil. Bien sûr, quand je traite Jean Staune de néocréationniste (il a horreur de ça, mais comme le terme lui va comme un gant je ne me prive pas) ou que je dis que la théorie de Vincent Fleury c’est du pipeau, je le signe en tant qu’Antoine Vekris. Je compte en tirer bénéfice de ces propos et je ne veux pas qu’on risque de ne pas pouvoir m’identifier correctement (oui, il y a des gens qui ne savent pas se servir de Google, yahoo! et autres du genre). Mais quand j’écris pour les amis, Oldcola va mieux, je me le traîne depuis si longtemps que c’est naturel. Des gens qui connaissent Oldcola il ne doit pas y avoir plus de quatre qui me connaissent. Qu’ils soient de ceux qui m’ont collé le surnom quand on était gamins, ou de ceux que j’ai rencontré à la dernière République des Pintes.

Les rapports de confiance ne s’établissent pas facilement.

Ca m’étonnerait que Christian soit vexé que Anne Archet veuille conserver l’anonymat sur le Net. Mais qu’elle le conserve face à lui, personnellement, ça c’est râlant. Et l’intensité de sa réaction est à la mesure de sa frustration, de se voir refuser la confiance qu’il pense mériter (et que je pense qu’il mérite) et rejeter la confiance qu’il est prêt d’accorder !

Pour moi, kikeaa n’est qu’un jeu de plus. Franchement savoir qui se cache derrière un pseudo n’est pas une de me priorités, loin de là, au mieux ça pourrait être un autre jeu qu’une grille de mots-croisés, pour la variété. Pas plus. Parce que je sais que je n’accorderais probablement pas assez de confiance à la personne qui se trouve derrière pour qu’elle puisse me connaître et que je ne chercherais pas à la connaître plus que par son blog. Elle a refusé un cadeau de ma part et elle avait une dette que je ne souhaite plus voir réglée (ceci est une déclaration officielle 😛 ). Elle en a probablement rien à branler et tant mieux. Ca ne nous empêchera pas de nous lire mutuellement, de temps en temps, peut-être laisser un commentaire et nous comporter comme des gens du Net. Anne Archet, partisane des interactions sociales minimales doit y trouver son compte.

Mais des esprits brillants que l’on souhaite côtoyer au-délà des commentaires de leurs blogs il n’y en a pas beaucoup et c’est toujours décevant de se voir éconduire. Ne pas arriver à se faire une minette n’est pas si grave que ça, il y en a d’autres accessibles. Ne pas arriver à inspirer la confiance nécessaire pour dialoguer à part de la foule des commentateurs des blogs et de MSN avec une personne qu’on apprécie, c’est éminemment plus frustrant.

Ainsi, je pense que Philo n’a pas pris le problème du bon angle, que Anne Archet ne se rend pas contre qu’elle a craché à la figure de Christian, qu’elle dit apprécier, que Christian montre son inquiétude de se voir rejeter et que moi je devrais aller me payer un kébab, parce que d’une part je commence à avoir la dalle et que d’autre part ça m’évitera de raconter n’importe quoi sur mon blog.

Ceci dit, je pense vraiment que AA se traîne un putain de flic dans la tête. J’espère que le mien agonise toujours.

Dr Brian May

Great !

London – Queen guitarist Brian May was on Thursday awarded a doctorate, more than 30 years after he first began studying a highly specialised area of astronomy.

Yes. It’s done, and after about 37 years, I am finally a doctor. [continue reading, **Fri 23 Aug 07**]

HT: Janet D. Stemwedel and reader

Discovering Biology in a Digital World

Discovering Biology in a Digital World:

« Yes, you can!

Really, I thought this was going to be more challenging, but the nice folks at the NCBI have made a special personal genomics FTP site. You can also get Craig Venter’s genome, and maybe even do some comparative genomics and see if one has a few deletions. After all, don’t you want you find out who’s is bigger?

Oh, I can tell this is going to be fun!

Get the traces at ftp://ftp.ncbi.nih.gov/pub/TraceDB/Personal_Genomics »

Dégoûtant de jouer avec les génomes des gens, vous ne trouvez pas ? 😀
Qu’est-ce que vous attendez d’une biologiste moléculaire qui a commencé en tant que microbiologiste ? Hein ?

the ultimate conspiracy theory

conspiracy_theory.jpg

a priori

Quand on entame une discussion quelconque on trimballe avec soi ses « a priori »à la discussion elle même, qu’il vaut mieux qu’il soient des « a posteriori » d’une analyse du sujet qui sera débattu.

C’est une approche logique et minimaliste, le plus consistant a avoir communiqué au préalable les interlocuteurs de l’argumentaire qu’il sera utilisé (en espérant qu’ils fassent de même), ce qui facilite les échanges et les rend nettement plus rapides.

Ceci n’es pas un cours de bonnes pratiques de discussion, mais une complainte lancé au Web au sujet d’une kyrielle de mecs et de nanas qui sous prétexte qu’ils sont capables d’aligner quelques paragraphes sur un blog pensent qu’ils n’ont pas à suivre des règles élémentaires et qui entament ou arrêtent une discussion suivant leurs humeurs et non pas suivant les résultats et conclusions.

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tuez les tous, sans pitié

Il y en a qui s’endorment sur un livre, il y en a qu’on devrait endormir sur un livre.

J’apprends avec tristesse que le livres de La Lady souffrent des kakabas importées d’une cave humide. Il est de mon devoir de lui venir en aide.

Ayant moi-même importé à plusieurs reprises plein de bestioles de celles qui se plaisent chez les bouquinistes, j’ai étudié la question du nettoyage des livres suspects, avant de les poser aux côtés de mes amusements habituels. La solution est simple, il faut une chambre à gaz !

En fait un Tupperware™ et un peu de chloroforme dans un petit verre à eau de vie suffisent amplement. Vous trouverez bien un vieux Tupperware™ dans un des vide greniers qui se tiennent par ci par là, ou bien même dans votre propre grenier. Placez le livre dedans et apposer à ses côtés un petit verre avec quelques gouttes de chloroforme (pour un volume de 1 L 0,5 cc suffiront amplement). Fermez le Tupperware™ hermétiquement ! Sauf si vous avez envie de sniffer le chloroforme, mais dans ce cas il se peut que le traitement du livre en souffre. Laissez tranquille une longue nuit.

Ouvrez le Tupperware™ au bord de la fenêtre ouverte, sauf si vous voulez sniffer le chloroforme. Auquel cas gardez la fenêtre fermée. Les bibites-kakabas-poux-saloperies diverses sont kaput. Même un cafard ne redémarrerait pas et ils sont coriaces. D’ailleurs, vous pouvez penser à mettre un cafard dans votre Tupperware™ pour vérifier.

Même les bactéries ont du mal à reprendre. Et les moisissures.

Enfin, le plus dur est de trouver du chloroforme.

Si vous n’y arrivez pas, et que votre Tupperware™ supporte de passer au four à micro-ondes, pensez à la version four du traitement, SANS chloroforme ! Bien sûr vous pouvez griller les bestioles, si elle marchent c’est qu’elle contiennent de l’eau, faites les exploser en les passant aux micro-ondes pendant 30-45 secondes. Pensez à ne pas fermer hermétiquement votre Tupperware™ pour éviter l’explosion et à mettre un petit verre avec un peu d’eau à côté, pour éviter les manifestations de Zeus dans votre appareil électroménager chéri.

Bref, faites les crever ces sales bêtes !