Un pas en avant,

Vous croyez au progrès?

Non, je ne crois pas au progrès.

D’abord parce que je ne crois pas à grand chose. Et quand même je prendrais le verbe au figuratif pour savoir si je placerai un gros pari sur le progrès, la réponse serait encore non. Parce que je ne sais pas explicitement de quel genre de progrès il s’agirait.

Je prends le mot au sérieux, je ne pense pas qu’il y a un sens commun à lui donner en dehors d’une communauté de pensée. Chacun a sa propre conception du progrès et j’ai été souvent surpris du temps où je « croyais au progrès« , me rendant compte que pour certains de mes interlocuteurs le progrès consistait à l’établissement d’une théocratie mondiale, qu’il s’agisse des fantasmes des musulmans ou des catholiques, pour d’autres de la victoire de l’anarchie, tandis que je pensais au rationalisme étendu à tout acte public.

Autour de moi l’absence de logique, la mauvaise foi, la connerie, me sidèrent. Je suppose que ce ne sont pas là des signes des temps présents. J’ai l’impression que ce sont des composantes essentielles de la nature humaine, mêmes des caractères qui ont été concentrés chez notre espèce, développés en même temps de nos capacités cognitives.

Non, je ne crois pas au progrès.

Je crois aux changements. Dans un sens ou l’autre, en positif ou négatif, quels que soient les sens dont vous revêtez ses mots. Les équilibres qui s’établissent sont fragiles, ça prend des générations à leur donner un semblant de stabilité et nous sommes en permanence à la merci de l’un ou de l’autre des connards que l’espèce engendre, qui peut tout foutre en l’air en fondant une religion, démarrant une guerre, établissant une nouvelle philosophie.

Ca change tout le temps et le seul progrès qui semble être est celui de l’accumulation des connaissances. A ce progrès là je n’y crois pas non plus, parce que je le constate ! Mais je parierai gros sur lui. Nous connaissons plus de choses, nous les connaissons mieux, nous apprenons à nous servir de ce savoir. Le plus souvent pour exacerber les mauvais traits de notre caractère. Certains ne posent pas problème, comme la fainéantise par exemple, d’autres semblent être à la base de tous les maux, comme l’envie de domination. Ainsi, même si je crois au progrès dans certains domaines, je ne pense pas qu’ils améliorent notre situation.

Quant au mensonge, je trouve qu’il est à la base de la civilisation. Mais c’est un autre sujet.

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