commentaire distant

Quelles que soient ses motivations, lorsque l’on franchi le pas qui mène au terrorisme, on doit être prêts à être traités de terroristes, au moins le temps qu’on gagne et qu’on soit en mesure de réécrire l’histoire en se qualifiant de libérateur, redresseur des torts etc.
Que la première cible choisie soit étasunienne, ne situe pas automatiquement le terrorisme à base d’islamisme du côté du bien. D’ailleurs son champs d’action s’est élargi pour inclure des cibles européennes (pour ceux qui auraient tendance à l’oublier). L’approche « l’ennemi de mon ennemi est mon ami » tient juste le temps de se rendre compte que le dit ami est prêt à vous faire subir autant, sinon plus de mal qu’à votre ennemi, non ?

Pourquoi confondre l’animosité légitime des américains envers avec l’exploitation mensongère de ce sentiment par l’administration Bush ? Il a fallu des mensonges concernant les liens entre Al Quaida et Hussein et au sujet d’armes de destruction massive, pour pouvoir justifier la guerre. Il ne faut pas prendre les américains pour plus cons qu’ils le sont, le cul bien assis sur son Vieux Continent.

Tuer des innocents pour faire valoir sa souffrance et gagner par la même occasion le paradis en se sacrifiant est à la portée du premier couillon venu; le faire à grande échelle, demande une organisation et des moyens qui ne sont disponibles que s’il y a des question plus sérieuses que des crédos : pouvoir et/ou fric.
Oublier ça, même un instant, lors d’une analyse et elle part en vrille. Al Quaida n’a pas agit uniquement pour des raisons idéologiques, ils en ont tiré bénéfice sur les plans économique et politiques. Ils ont dû même se marrer doucement en regardant la chute de Hussein, et le bordel irakien depuis, sachant qu’il ne les portait pas à son coeur et que Bush jouait de leur côté, sans s’en rendre compte (probablement).

Quel que soit son camps, chacun est persuadé « de sa suprémacie, de la supériorité de ses modèles et de la légitimité de ses modes d’exploitation du reste du monde« . Ca n’arrive pas qu’aux occidentaux. Sinon il n’y aurait pas des oppositions. C’est la façon de faire valoir ses opinions qui différencie les uns des autres et qui permet de distinguer entre « colonialisme », « terrorisme d’état », « terrorisme économique » ou « terrorisme tout court ».
Et de tous temps la peur de la guerre guide les sociétés, soit à attaquer les premières, pour au moins avoir l’avantage de l’initiative, soit se préparer à se défendre; qu’il s’agisse d’actions plus ou moins soft ou hard, les dernières impliquant l’usage des militaires. Et de tous temps les sociétés sacrifient une partie des leurs pour atteindre leurs objectifs et beaucoup d’entre eux vont à l’abattoir soit par altruisme (consciemment), soit par nécessité (pour se défendre, défendre leurs idées), soit par connerie (pour défendre des idées d’un autre, ou gagner le paradis).

Il n’a pas fallu attendre qu’on découvre l’Amérique pour que les 300 de Léonidas se sacrifient pour permettre aux Grecs de vaincre les Perses. Ou qu’une ville décide de devenir la capitale du monde et imposer sa « Pax Romana », ou qu’au nom d’une religion on en arrive à tuer et détruire.
Ce sont des vieux clichés, aussi vieux que les sociétés humaines. Utilisés par les uns et les autres avec autant de ferveur.

est un héros pour les uns, un terroriste pour les autres. L’attribut dont on le qualifie est fonction du camps dans le quel on se trouve, volontairement ou non. Je n’ai jamais eu envie d’être parmi les « occidentaux », mais n’en a rien à foutre; il décide que je le suis, « occidental » et/ou « non-croyant » et ainsi je me trouve désigné comme cible, rendant ainsi prioritaire le besoin de le désamorcer, avant de faire quoi que ce soit d’autre. On ne négocie pas avec un fusil pointé sur la tête.
Ce sont les actions d’Al Quaida qui polarisent la situation, créant deux camps, le et le (inverser le sens, suivant le camps dans le quel vous vous trouvez, par choix ou par hasard).

Quant à l’opinion sur les aspirations des humains, à savoir « Personnellement, je pense que dans des conditions normales d’existence, l’immense majorité des êtres humains n’aspirent qu’à très peu de choses que l’on pourrait résumer ainsi : cultiver son jardin. Autrement dit, sauf pathologie, l’humain aspire naturellement à obtenir par son activité de quoi s’abriter, se nourrir, se vétir et se distraire, tout en regardant grandir ses enfants vers un avenir meilleur.« , elle est d’un rose insoutenable. Ainsi, sauf pathologie, les humains ne chercheraient pas constamment à améliorer leur condition, en exploitant tout et tous qui pourrait permettre, d’après eux, d’obtenir cet « avenir meilleur » pour leurs enfants. Améliorer leur condition, même en dégradant celle du voisin et de ses enfants.
Alors, l’histoire ne serait que le dossier médical d’un cas pathologique, celui de l’espèce humaine, qui se bat tous les jours, pour faire plus que cultiver son jardin : plus de pouvoir d’achat, plus de loisir, plus d’espace, plus de gadgets, plus de tranquillité, plus de justice, plus de liberté, plus de plus…

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